L’ermitage de Conliège – Jura

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Accroché aux pentes du premier plateau, l’ermitage domine la vallée de la Vallière telle une sentinelle. Le premier écrit témoignant de sa présence remonte à 1595. En 1605, Claude ROBIN, capitaine du Château de Binand, sur la côte de l’Heute, au dessus de Publy, fit érigé une chapelle à coté de l’ermitage afin de remercier pour ses services écclésiastiques.

Le site fut occupé jusqu’à la Révolution Française avant d’être abandonné puis de tomber en ruines. Durant cette période, les ermites habitant les lieux avaient également un rôle d’alerte pour prévenir d’éventuels incendies dans le village de Conliège, très visible depuis ce promontoire. (*)

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Entre 1836 et 1848, il fut reconstruit par un ermite, Joseph Elie SIMONIN, qui l’occupa a la demande de la commune de Conliège, puis de nouveau laissé a l’abandon jusqu’en 1927. A cette date, il fut vendu par la commune à la famille Prost, de Lons-le-Saunier, qui l’employa comme résidence secondaire jusqu’à un passé récent avant de l’abandonner aux outrages du temps et des hommes. (*)

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En cours de restauration depuis 1996, il est aujourd’hui préservé grâce à l’action de l’association « l’ermitage » et de ses bénévoles. Les travaux ont essentiellement concerné la toiture, les murs ainsi que l’accès. Une cloche et une croix ont également été installées. Ainsi rénové, il revit de nouveau et sert de cadre à des expositions. Au cours de vos promenades, vous pouvez également découvrir plusieurs sentiers balisés rejoignant Briod ou Conliège par la fontaine de l’Ermite puis le rocher de la Vierge ou encore la Chapelle St.Etienne de Coldre. (*)

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Le camp de Coldre à Briod : 

Situé près de la Ferme Romaine, ce camp, d’une superficie de 3,20 ha, fut implanté sur un site de hauteur fortifié de type « éperon barré ». Son altitude est de 557 mètres.Il domine à l’est et au sud, le premier plateau jurassien et Conliège, à l’ouest Lons le Saunier et la Bresse Chalonnaise.

La fortification du camp : Naturellement protégé à l’est, au sud et à l’ouest par des escarpements rocheux, le camp est limité au nord par un rempart en arc de cercle qui court d’est en ouest. Ce rempart a une hauteur de 7 à 8 mètres et une longueur de 280 mètres. Sa largeur varie de 20 mètres à la base à 3 ou 4 mètres au sommet. Cette fortification est formée de deux murs inégaux espacés de 2,40 mètres.

L’occupation humaine : La première occupation du site remonterait à une époque protohistorique, à l’âge du bronze ou à la période du Hallstatt, c’est à dire au premier millénaire avant J-C. Il aurait été ensuite occupé à l’époque Gallo-Romaine d’ou le nom de « camp romain » qui lui est parfois attribué. Le lieu accueillit ensuite des Mérovingiens (VIè Siècle). En 1547, une reconnaissance seigneuriale mentionne l’existence, au village de Coldres, de 15 ou 16 maisons. En 1637, durant la guerre de Trentes Ans (1618 – 1648), Coldres fut le théâtre de massacres. De nos jours, une seule habitation appelée « Ferme Romaine » se dresse, a l’abris du rempart, dans l’enceinte du camp de Coldre. (*)

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Coldre, trois Millénaires d’histoire

Reconnue parmi les plus anciennes églises de la région, ST ETIENNE DE COLDRE a sans doute été batie sur les vestiges d’un temple paien. L’empereur Frederic Barberousse la mentionne en 1157. L’église couvrait à l’origine une paroisse très étendue, sur les communes de Briod, Conliège, Perrigny, Crancot, Publy, et Vevy, avant que les communes les plus éloignées ne souhaitent construire leur propre église. Le cimetière, partagé initialement entre Briod, Conliège et Perrigny, n’est plus aujourd’hui utilisé comme lieu de sépulture que par la seule commune de Briod, même si les trois communes continuent à l’entretenir. L’histoire ne se limite cependant pas à la seule chapelle. Le site a en effet servi de cadre a un camp romain puis a une nécropole mérovingienne. Plusieurs historiens témoignent des vestiges d’un rempart et de portes fortifiées dont l’implantation est encore partiellement visible sur les photographies aériennes. De multiples découvertes, réalisées souvent de manière fortuite sur le site du « castrum » ou a proximité, confirment cette présence avec la mise a jour d’une plaque en bronze, d’une médaille de l’empereur romain Trajan ou encore de divers objets liés au culte du dieu Mars associé a la guerre pour les Romains. (*)

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Le village de Briod doit sans doute son développement à cette présence depuis plus de 2000 ans sur le site de Coldre puisque les habitants s’installaient souvent à proximité des ouvrages de défense. Cette installation n’empecha pas du reste le massacre, par les troupes françaises, des habitants réfugiés dans l’église en 1637 lors de la terrible guerre de 30 ans. (*)

Quelques photos :

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(*) Textes provenant de panneaux touristiques sur site.

Pour s’y rendre :   Se rendre a conliège près de Lons le Saunier, Tourner à gauche à l’approche de l’église sur la D355, plusieurs parkings sont a disposition des visiteurs, le sentier pour l’ermitage est signalé à l’aide de panneau en bois.

A proximité : 

  • Musée de la Vache qui rit à Lons le Saunier
  • Le creux de Revigny
  • Ruines du Chateau de Beauregard proche de Publy
  • Ruines du Chateau de Binans

 

Sur la carte : 

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Un commentaire

  1. Daloz
    1 août 2016
    Reply

    Résumé très interessant, suffisant pour commenter une visite avec des amis.
    très satisfaite des restaurations entrepirses sur ce site que je connais et fréquente depuis 20 ans.
    bravo ! continuez, merci
    M.Daloz

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