Château de la Rochepot – Rochepot (21)

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De style néogothique-bourguignon du 13ième siècle, le Château de la Rochepot se situe sur les hauteurs de la commune « la Rochepot » en Cote d’or. Il est modifié au fil des siècles, remanié au 15ième siècle puis restauré au 19ième siècle.

A l’origine, un château du 11ième et 12ième siècle était construit à une petite centaine de mètre du château actuel. Aujourd’hui, on peut voir quelques ruines qui subsistent dans la forêt alentour, il a été bâti pour Alexandre de Bourgogne (1170-1205) (fils du duc Hugues III de Bourgogne).

Appelé le « château de la Roche Nolay » dû au fait que le village de Nolay se situe a proximité, le château devient « La Rochepot » en 1403 alors que le seigneur Régnier Pot rentre de croisade et décide d’acheter la forteresse. Il fait agrandir le Château, assure sa sécurité en faisant construire de nouvelles fortifications, et fait creuser un puit de 72 mètres.

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Né au château en 1428, Philippe Pot, petit-fils du Seigneur Régnier Pot, continue les travaux de son père (Jacques Pot), et de son grand père en agrandissant la forteresse.

La légende « A la Belle, tant elle vault  » (*source panneau à l’intérieur d’une chambre du château)

En 1396 (ceci est une histoire véridique) Sigismond, Roi de Hongrie, se voyant menacé par les troupes musulmanes du Sultan Bajazet, fit appel à l’ensemble des souverains chrétiens.

Une croisade se forma ou figurèrent de nombreux Bourguignons, sous le commandement du Comte de Nevers, devenu plus tard Duc de Bourgogne, sous le nom de Jean-sans-Peur.

C’est d’ailleurs le courage qu’il montra au cours de la bataille qui s’engagea le 28 septembre 1396 à Nicopolis ( Bulgarie actuelle ) qui lui valut le surnom de  » sans peur ». Les chrétiens y furent écrasés par les musulmans. Parmis les rescapés du massacre figurait le chevalier Régnier Pot, qui devint en 1403 Seigneur de la Roche-Pot ( anciennement la Roche-Nolay ).

Ainsi commence la légende :

Le Sultan Bajazet aurait apprécié les mérites de Régnier Pot et lui propose de s’en faire un allié en lui donnant comme épouse sa propre soeur. La condition, courante chez les musulmans, était qu’il se convertisse à l’islam, ce que en bon chrétien Régnier Pot refusa en déclarant qu’il était déjà marié ( dans la religion chrétienne la polygamie est interdite alors que dans l’islam elle est autorisée voir conseillée avec quelques conditions ) et que sa religion lui interdisait le divorce. Il ajouta qu’il préférait mourir que d’abandonner la foi chrétienne. Furibond , le Sultan répliqua par  » si c’est ainsi, tu vas avoir à prouver demain ta valeur dans un combat terrible ».

Confiant dans sa bravoure, Régnier Pot, après ses prières habituelles du soir, s’endormit paisiblement. Mais au milieu de la nuit, il fut réveillé par une éblouissante lueur, sans d’origine céleste, car au milieu de celle-ci, il crut deviner la silhouette de la Vierge Marie.

La mère du Christ murmura simplement ces deux mots :

« frappe bas » et s’effaca dans la lumière qui bientôt disparu. Le lendemain Bajazet, remettant un cimeterre ( petit couteau ) à Régnier Pot, le fit mettre en présence d’un lion furieux ( très probablement affamé pour le rendre encore plus violent ).
Se remémorant sa vision, le chevalier leva les yeux au ciel et adressa à la Vierge Marie l’hommage qui devint la devise de la famille Pot :
À ce moment le lion l’attaque en rugissant. Régnier Pot frappa bas, coupant les deux pattes de devant de l’animal. Privé de ses moyens, le lion fut facilement achevé par son adversaire. Le Sultan Bajazet qui avait assisté au combat, exprima son admiration  et lui rendit la liberté.

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Anne de Montmorency (1493-1567) était un « collectionneur » de château, il en possédait plus de 130. Anne est le filleul de la reine Anne de Bretagne, qui lui donne son prénom. Il possède des terres très étendues, de nombreux fiefs et se trouve très proche de la famille royale. Il hérite par sa mère, Anne Pot, du château de la Rochepot.

Plus tard, au 17ième siècle, c’est le cardinal de Retz Jean-Francois Paul de Gondi qui hérite du château. Il le revend à Pierre Legoux de la Berchère (chevalier et premier président du Parlement de Bourgogne).

Joseph Blancheton est le dernier seigneur a avoir vecu dans la demeure puisqu’à la Révolution Française de 1789, le château se fait renommé alors « Château de la Roche Fidèle »

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En 1789, le domaine est déclaré comme  bien national et finit par être démantelé par des démolisseurs. Privé de son donjon, le château voit plusieurs propriétaires défiler.

En 1893, c’est Cécile Carnot (épouse du président de la République Sadi Carnot) qui achète les vestiges et les offre à son fils aîné, le colonel d’infanterie Sadi Carnot (1865-1948) qui entreprend durant 25 années une importante restauration historique méticuleuse dans l’esprit du 15ième siècle.

A ce jour, le château est toujours la propriété des descendants de la famille Carnot, il est ouvert au public pour les visites.

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Lors de la visite, on découvre une curiosité intéressante, la chambre chinoise, différents cadeaux offert par la dernière impératrice chinoise au futur président Sadi Carno.

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Quelques photos du château :

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A proximité : 

  • La pierre qui vire de la Rochepot
  • La montagne des Trois Croix
  • Le cirque du bout du monde
  • Le château de Couches

Pour s’y rendre :   La Rochepot se situe entre Beaune et Le creusot, sur la D973. Le château est a une vingtaine de kilomètre de Beaune. Le parking se situe près de l’entrée du château

Sur la carte :

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