Camp celtique de la Bure – Saint-Dié-des-Vosges (88)

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Le camp se situe au nord-ouest de Saint-Dié-des-Vosges, à 8 km environ du centre

Le sentier le plus rapide qui mène au camp celtique de la Bure, débute sur le parking du col de la Crenée à 550 mètres d’altitude. Le panneau indique seulement 25 minutes de marche (50 minutes aller-retour confirmées après notre passage), et compter une bonne heure pour la petite boucle du camp parsemé d’une quinzaine de bornes explicatives.

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Le chemin est enchanteur, avec l’apparition de grès rose qui émerge des vertes forêts. Poreux mais non gélif, le grès rose était fortement utilisé dans la région pour bâtir de grand monument tel que le château de Fleckenstein, la gare de Metz, la Cathédrale de Strasbourg mais aussi de nombreuses maisons, fermes, fontaines, lavoirs …

Le mur païen du Mont-Saint-Odile, d’une longueur de 10 km, serait la plus ancienne construction en grès rose des Vosges actuellement visible, datant de l’époque celtique. Les Gallo-Romains utilisaient également le grès rose pour le pavage des routes.

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On remarque lors d’un passage étroit un bloc rocheux qui ressemble à un abri sous roche, il n’est pas à exclure une possibilité de lointaine habitation puisque l’on sait que le col de la Crenée fut occupé dès l’époque néolithique entre 3500 et 2000 avant notre ère. On évoque plutôt une simple fréquentation du site au néolithique final qui permettait d’avoir un point de vue particulier sur les voies de communication datant de la préhistoire. Les fouilles ont permis de mettre à jour des pointes de flèches, des lames en silex ainsi que des grattoirs.

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A mi-chemin entre le départ et le camp celtique, un panneau présente un hommage à Albert RONSIN : « En 1964, il obtient l’aval des autorités scientifiques pour poursuivre les travaux de prospections du site de la Bure découvert au 19ième siècle par messieurs Edouard FERRY et Gaston SAVE. Il devient ainsi le 1er directeur des fouilles archéologiques du camp celtique et gallo-romain (1964-1965). »

Tous ces sites acquièrent une valeur nouvelle lorsqu’on songe que depuis trois mille ans, des hommes comme nous les ont regardés avec le même amour, avec la même fierté.

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L’arrivé sur le camp celtique s’annonce avec une sorte de « cuvette », en réalité, ce sont les remparts. Le camp présente une défense naturellement fortifiée grâce à l’éperon rocheux qui couvre la quasi-totalité du terrain, mais à l’époque gauloise, cette partie a été protégée à l’aide d’un rempart coudé de type « murus gallicus ». Le rempart fût modifié de façon a rendre son tracé rectiligne et a être prolongé direction nord jusqu’en bordure de l’à-pic. Ce premier rempart a pu être daté de 125 à 75 avant J.C.

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Le mur d’enceinte en pierre sèche date du IVième siècle après J.C et servait à renforcer la défense naturelle mais sur la totalité du site cette fois. D’une largeur de 2 mètres est en partie effondré dans les pentes, de nombreuses pierres ont pu faire l’objet de récupération. Les fouilleurs ont remonté en partie les pierres ce qui permet de mieux comprendre les structures, les délimitations, les techniques de constructions et les matériaux utilisés. Ces fouilles ont permis de retrouver les vides réguliers laissé par les poutres, des céramiques gauloise du 1er siècle avant J.C, 3 bronzes romains du IVième siècle, tessons ocellés, fragment de sculpture et de stèle de réemploi, de galets sûrement utilisé comme projectile, annelets en bronze, et 2 broches médianes datant de l’époque gallo-romaine.

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Nous arrivons a la porte nord 2, elle est a environ 140 mètres de la première porte, il n’est pas possible de déterminer la datation de sa construction, les travaux de débardages ont endommagés les vestiges. Cette porte donne accès à une voie antique qui était en terre battue et qui permettait de rejoindre les habitations gauloises à l’intérieur du camp. Les vestiges des maisons sont trop peu nombreux et n’offre pas la possibilités de tracer un plan précis, mais les fouilles ont mis a jour des éléments aidant les chercheurs a mieux comprendre la vie quotidienne des habitants de la Bure à différentes périodes de l’histoire. L’ensemble des objets retrouvés (fibules, agrafes de vêtements, perles et bracelets en pâtes de verre) témoigne de  l’importance économique et de la richesse du site de la Bure.

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Une série de stèles funéraires ont été découvertes vers le nouveau rempart périphérique. On ne connaît pas leur provenance, mais ils ont été pris dans un cimetière sur ou à côté du plateau de la Bure. Des moulages de quelques stèles ont été dispersés sur le plateau. Les originaux, tels que la stèle dite du « Maître de forge » ou celle « à deux personnages », ont été placés au musée Pierre Noël de Saint-Dié-des-Vosges.

La stèle funéraire du forgeron et de sa femme : elle a été sculpté à l’époque gallo-romaine en l’honneur du forgeron et de sa femme. L’homme à droite a été représenté dans l’exercice de son activité, on remarque un établi, il s’apprête à frapper à l’aide d’un marteau un objet placé au bout d’une pince. Cette découverte démontre bien, avec d’autres indices retrouvés, qu’il existait une forte activité de forge sur le site.

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La croix et l’enfant, c’est en fait une embase qui appartient à un calvaire datant du 13ième siècle. La croix a malheureusement été couché par une violente tempête en 1935. La tradition orale voulait que la croix ait été élevée en la mémoire d’un enfant dévoré par les loups. Une légende raconte que des êtres de bienfaisance étaient aperçu sur le camp des romains (le camp celtique de la bure était appelé ainsi autrefois par les paysans). Les êtres de bienfaisance n’était pas considéré être des fées, mais des femmes avec une aura très lumineuse, elles brillaient dit-on sans éblouir. Leur disparition subite s’est réalisé le jour ou le prêtre plaça cette croix.

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Entouré de rebords escarpés à certains endroits, le plateau s’étend sur 350 mètres de long et de 120 mètres de large. L’altitude maximale relevé est de 583 mètres. Devant ce magnifique panorama, une table d’orientation en fonte a été érigée en 1992  et propose l’identification des villages et sommets de ce point de vue.

 

 

ornament-146823_960_720Proche du belvédère, se situe la porte sud-ouest fortifiée du site, renforcée par un massif de pierre sèche. Un tas de galet se trouve sur le coté et pouvait servir de projectile. Non loin de là, dans la pente extérieure en direction de la source « les mares salées », on peut apercevoir un petit poste de guet.

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Le bassin rectangulaire, appelé aussi « le bassin des déesses mère/des dianes » : L’inscription « DIANIS » sur une plaque de grès trouvé par les fouilleurs ont permis de baptisé ce bassin des « dianes ». Deux sources ont été mises en évidence à l’extérieur du camp dans une localisation assez proche. A l’intérieur du camp, les réserves en eau étaient assurées par ce bassin taillé de forme rectangulaire dans un banc de grés (6m20x4m30 pour 70cm de profondeur). Le bassin est complètement étanche se remplit grâce à l’eau de pluie.

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Le second bassin, en forme d’équerre, est un bassin cultuel consacré au dieu du ciel Jupiter/Taranis. Il aurait pu servir de réserve d’eau également. Deux cavaliers à l’anguipède du IIIième siècle en grès rose ont été retrouvés à proximité, aux côtés de vestiges de monnaies gauloises.

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La cabane des fouilleurs : Le site est équipé d’une voie de portage et d’une cabane permettant aux archéologues de stocker le matériel et d’étudier les fouilles. En 1999, une tempête déracine de nombreux arbres, permettant à des chercheurs clandestins d’utiliser des détecteurs de métaux.

 

 

 

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Triskeles gravé sur une pierre en bordure de chemin de ronde du Camp de la Bure.

 

 

 

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Trou de poteaux, quatre troncs ont été placé pour démontrer l’existence d’une construction en élévation.

 

 

 

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Stèle-maison avec porte en cul-de-four (cul-de-four est une voûte en forme de quart de sphère, rappelant la forme du four à pain, utilisée dès l’antiquité et jusqu’à la fin de la période romane).

 

 

 

 

 

 

D’autres photos :

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Sources : Wikipedia, panneaux sur site, ville de saint-dié-des-Vosges

 

Pour s’y rendre :  En arrivant depuis Nancy, ou, depuis Gérardmer, à Saint-Dié-des-Vosges, prendre la route à 4 voies qui contourne la ville, prendre la sortie qui mène à la « pêcherie », prendre la D84 jusqu’au croisement qui indique « le camp celtique », prendre alors à droite et emprunter la petite route qui monte le col de la Crenée pendant plusieurs kilomètres, jusqu’au parking situé à 550 mètres d’altitude. C’est ici que commence plusieurs

sentiers, dont celui qui mène au camp celtique.

A proximité :

  • Tour de la Liberté à Saint-Dié-des-Vosges
  • Le musée Pierre Noël à Saint-Dié-des-Vosges
  • Musée animé du train et des collections à Saint-Dié-des-Vosges
  • La confiserie des Hautes Vosges à Plainfaing

 

Sur la carte :

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