Le dolmen de l’Abbaye de la Pierre-Qui-Vire – Saint-Léger-Vauban (89)

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Ce mystérieux bloc de Mégalithes, isolé dans cette immense forêt du Morvan, a inspiré bien des légendes. Elle se situe juste à coté de l’Abbaye de la Pierre-Qui-Vire à Saint-Léger-Vauban (la ville Natal de Vauban) dans l’Yonne.

Commençons par une petite explication des lieux. La pierre est située dans le Morvan à l’extrême Sud du département de l’Yonne, l’endroit est si sauvage et isolé qu’on l’appelait autrefois le Désert. C’est pour cette raison que l’abbé Muard tomba sous le charme de l’endroit et s’installa  en 1850 avec ses compagnons pour mener une vie paisible, loin de toutes populations. C’est ainsi qu’il créé le monastère de la Pierre-Qui-Vire qui, à ce jour héberge encore bien des fidèles. Ces membres ont longtemps prier et travailler, une imprimerie était installée dans l’enceinte de l’Abbaye (éditions Zodiaque). En lien avec la ferme située a 800 mètres de l’Abbaye, ils fabriquent aujourd’hui des produits fermiers tel que des fromages de vache ou de chèvre, de qualité et de grande réputation depuis une quarantaine d’années.

Revenons-en à cette fameuse pierre. Elle est composée d’un énorme bloc de pierre posée sur un rocher long de 3 Mètres et large de 2 mètres. Elle a longtemps été considéré comme un Dolmen, la tradition populaire rapporte que les Gaulois se rassemblaient autour d’elle pour effectuer des rituels, déposaient des offrandes, effectuaient des prières consacrées à leurs divinités, et assistaient à des sacrifices d’animaux et plus rarement d’humains diriger par des druides. Ce décor a été décrit dans un ouvrage en 1876, une époque ou l’on traversait l’idéologie de la Celtomanie (qui consistait à attribué des lieux fréquenté par les gaulois).  En 1801, une croyance superstitieuse expliquait qu’il était possible de la faire tourner d’une simple pression.

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Ces récits fantastiques ne s’arrêtent pas là, à la fin du 19ième siècle, il se racontait lors de veillée à Saint-Germain-Des-Champs  » Chaque nuit de Noël, les fées venaient danser en rondes infernales autour de la pierre qui vire, alors que le diable, lui, trônait au sommet de la pierre, quand le clocher annonça minuit, la pierre se mit à virer, jusqu’à basculer pour donner l’accès a une crypte qui cachait de fabuleux trésors. » 

« Une villageoise décide de se rendre à la pierre à minuit à la belle nuit de noël au lieu d’assister a la messe, elle emmène son bébé, le couvercle s’ouvre comme prévu, elle se sert bien volontiers de diamant, de rubis, de topaze et d’or, et oublie le temps qui passe, quand la pierre commence à se refermer, elle s’échappe de justesse, oubliant son bébé à l’intérieur. Son mari furieux décide de jeter l’or maudit dans du fumier. La villageoise, attend une année, dans la plus grande tristesse, remplie de remord, attend le moment précis pour retourner  sous la pierre et récupérer son bébé. Quand la pierre se met à bouger, elle découvre un ange, qui lui passe un sermon : Sache désormais te défendre des tentations que le diable sème sur la route des âmes pour les mieux entraîner à leur perte. L’ange se met alors à graver une croix sur le bloc de pierre, il interdit désormais à la pierre de virer, quand il disparaît, la terre se met à trembler à des kilomètres à la ronde. Le plus étonnant, la chapelle de Vaumarin, celle qui sonnait les douze coups de minuits, à complètement disparue sans laisser de traces. » C’est ce miracle qui a fait qu’on lui a donné le nom de Pierre-Qui-Vire.

Il existe une autre légende, qui indique que tout les midi, la pierre tourne trois fois. « Quand à midi, le soleil dardait ses rayons sur le dolmen, notez qu’il s’agit d’un monolithe et que l’Angélus sonnait à Vau-Marin, la pierre virait trois fois… »

Même si ce ne sont que des légendes, il a été confirmé qu’avant 1853, la pierre bougeait au moindre choc. Il n’est pas possible non plus de prouver l’existence de la fréquentation des lieux par les celtes, trop peu d’objets ont été retrouvé pour le confirmer. On retrouve également plusieurs récits qui décrivent des scènes de Sabbats; comment prouver que cela à exister ou non ?

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Le 27 septembre 1853, les religieux font placé une impressionnante statue de « Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire ». Depuis la statue a été remplacée par une plus récente, l’ancienne a été placée à l’entrée de l’église. La pierre ne vire plus car elle a été scellée pour maintenir l’installation de la Vierge. Aucun vestige de chapelle ou d’église n’a pu être trouvé dans le périmètre du hameau de Vaumarin. Aucunes traces historiques appui non plus son existence, c’est pourtant la seule chapelle qui selon la légende sonnait à midi ou à minuit.

 

Quelques photos :

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A proximité :

  • Roche des fées à Quarré les Tombes
  • Maison Vauban, musée à Saint-Léger-Vauban
  • Pierre des Godeaux – soulier du diable à Saint-Léger-Vauban

Pour s’y rendre : Depuis Saint-Léger-Vauban, prendre la rue du Montoir, prendre la première à droite en sortant du village, continuer la route goudronnée communale qui traverse le bois, au premier croisement dans le bois, continuer tout droit jusqu’au grand parking de l’Abbaye.

 

Sur la carte :

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