Perte et grottes de la Rigotte – Farincourt (52)

 

Quand la préhistoire se mêle à la géologie…

Tout débute par un chemin qui ne paie pas de mine et qui traverse un champ jusqu’à un sous-bois. Nous recherchons un parking pour ce but de promenade mais n’en trouvant pas, on anticipe et l’on se gare le long du chemin.

S’il manque un espace pour garer nos engins, il est toujours surprenant de voir que dans ce coin perdu, on trouve la présence de plusieurs panneaux sur quelques 200 mètres expliquant l’histoire et la formation du spectacle qui s’offre à nous.

Le site est en Haute-Marne, mais vraiment limitrophe avec la Haute-Saône. Ce jour d’été, il faisait chaud, très chaud, il n’y avait pas un chouïa d’humidité. C’était le moment choisi pour pouvoir s’approcher de la perte de la Rigotte sans prendre de risques.

Le site regroupe quelques curiosités à voir sur une distance de quelques centaines de mètres. On trouve alors  :

  1. Les pertes de la Rigotte
  2. Les grottes fréquentées à la préhistoire
  3. Un ancien moulin datant du 17ième et 18ième siècle
  4. Un puits dit de « mine ».

Nous allons nous intéresser au point 1. et 2.

 

La Rigotte prend sa source à La Rochelle, rien à voir avec la préfecture de Charente-Maritime, ici il s’agit d’une commune voisine comptabilisant une quarantaine d’habitants. Le cours d’eau traverse quelques villages puis disparaît sous terre pour ressortir 2 kilomètres plus loin. Le secteur est calcaire et présente un terrain karstique sur l’ensemble de la Montagne de la Roche (plus de 70 marqueurs répertoriés).

Il paraît difficile de s’aventurer dans la faille (Andouzoir) tant les amas de bois et détritus bloquent l’entrée. Il y a tant d’obstacles à l’intérieur que plus d’un aventureux est découragé.

Une petite info concernant le puits de mine, il n’a rien de naturel, il a été creusé dans la roche à la main de l’homme sans savoir précisément à quelle période. En 1984, on fait mesurer sa profondeur et on l’estime à 14 mètres. Il est probable qu’il est le résultat d’une recherche (de fer) inaboutie, il aurait alors servi depuis comme dépotoir.

 

Les grottes au nombre de 4 ont été étudiées de nombreuses fois, d’abord par le célèbre Georges Cuvier venu investiguer une grotte dans la commune voisine de Fouvent-Le-Bas, la fouille permis de mettre la main sur des trouvailles sommes toutes courantes (Os de rennes, d’ours et de loups). Puis par un amateur de la région, amoureux d’Archéologie et du site : Achille Bouillerot.

Achille entreprend plusieurs fouilles, elles auront permise de faire comprendre à l’échelle internationale l’importance du site puisque nous sommes ici sur un lieu qui abrita des hommes 16 000 années avant Jésus-Christ (époque Magdalénienne) mais aussi à l’époque du Mésolithique et du Néolithique.

Une rare pièce cultuelle et artistique est alors trouvée : un Phallus gravé

On met en évidence un lien entre plusieurs sites voisins comme pour le camp de Bourguignon-Lès-Morey, et de Fouvent-Le-Bas avec celui de Farincourt.

En 1938, les grottes sont fouillées par l’abbé Mouton et R. Joffroy, ils mettent en évidence des centaines d’outils, des éclats de silex, des grattoirs, des lames de toutes sortes, des lissoirs…

Les fouilles ont continué jusque dans les années 1990. Ces grottes sont très peu profondes, la plus grande grotte (7 mètres x 6 mètres) et dénommées Cabane des Fées ou Grotte aux Ours.

 

Quelques photos :

 

 

 

Pour s’y rendre : Depuis Farincourt, il suffit de sortir du village en direction d’Argillières par la D125. Peu après avoir dépassé un croisement marqué par une croix, surveiller un chemin de champ sur la gauche. Un panneau indique normalement le lieu.

A proximité : 

 

Sur la carte : 

 

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