Le creux du diable – Bourberain (21)

 

C’est un peu par hasard en scrutant la carte IGN que je remarque ce lieu nommé « le Creux du Diable ». Pourquoi une telle dénomination ? Ça ne fait aucun doute, sûrement un endroit lié à une légende. Mais à quoi m’attendre ? Un gouffre, une grotte ? Aucun des deux, cette fois ne ressemblera à aucunes autres. Je vais vous conter la visite.

Il faut se rendre à Bourberain, charmant village de Côte d’Or. Commune voisine à celle de Lux, située de l’autre côté de la forêt de Velours, à l’intérieur de laquelle on trouve des lieux-dits appelés « étoiles ». Ces étoiles sont en fait des croisements forestiers, servant en des temps anciens aux charbonniers et aux bûcherons pour ne pas s’y perdre.

La forêt de Velours, ainsi que ces deux villages de Bourberain et Lux sont fréquentés depuis la nuit des temps. On a, en effet, détecté avec l’aide de photographies aériennes, des structures datant de l’époque Gallo-Romaine, et peut-être même plus ancienne à Lux.

Durant notre périple, nous sommes arrivés au croisement de l’Etoile de la Ville d’Antua, ce nom laisse imaginer qu’il existait ici une ville… ou une villa. C’est plutôt cette dernière qui est retenue par les archéologues qui ont mis à jour d’anciennes constructions et des puits.

Tout ce qui est sûr, c’est que Bourberain et Lux étaient occupés au moyen-âge. Le château de Lux révèle deux affaires étranges relevant du paranormal :

1/ Nous sommes au 18ième siècle, Marie-Catherine d’Aguesseau au titre de comtesse de Saulx-Tavannes se précipite dans sa belle chambre pour s’y endormir. Les fenêtres de la chambre étaient protégées par de solides barreaux. Sa nièce avait l’habitude de se coucher devant la porte de sa tante. Au petit matin, la jeune nièce s’est réveillé et voyait la porte toujours fermée. Elle appelait alors les gardes et le reste de la famille qui se sont dépêché en vitesse et qui ont cherché la comtesse dans les moindres recoins de la chambre, et du château ! Elle était complètement volatilisée ! On a longtemps pensé qu’une intervention mystique a fait disparaître la comtesse, il a été dis que de tel acte pouvait relever du vampirisme, ou bien de la magie des bohémiens. Après de longues recherches, Marie-Catherine serait née en 1663, elle devient propriétaire du château en 1683 à l’âge de 20 ans. Elle est déclarée morte le 25 janvier 1729 à Paris à l’âge de 66 ans. Cette affaire reste sans plus de précisions, est-ce que l’on parle bien de la même personne ? 24 années après les faits, c’est Marie-Ursulle Casimire de Froullay que l’on déclare comme morte. Un jour, alors que l’on visite le caveau familial dans lequel elle fût enterrée, on se rend compte qu’elle y a été installée alors qu’elle était encore en vie. On note dans les archives son décès le mercredi 15 août 1753 à l’âge de 39 ans. Cela correspond bien à la date de cette évocation.

2/ Cette fois, nous allons en venir au creux du diable. Il était compliqué de trouver son emplacement avec exactitude, aucun panneau ne signal sa présence, ni même, aucun chemin de randonnée ne nous y mène. Il faudra alors s’équiper d’un GPS pédestre, ou d’une carte précise et se lancer à l’assaut dans les bois. Bien heureusement, il n’est pas très loin de la route.

Sur place, on observe comme un affaissement de terrain. Ce creux peu profond d’un périmètre d’une centaine de mètres, fait émerger quelques rochers et quelques cachettes étroites et peu profondes. Voici ce que raconte la légende toujours liée à l’histoire du château de Lux : Nous sommes au petit matin de Noël, des gardes alors en mission dans la forêt, remarquent un loup d’un noir ténébreux et d’une taille imposante. Le baron de lux, adorateur et passionné de chasse,  avec ces quelques soldats s’en vont pourchasser ce loup. La poursuite dura toute la journée jusqu’à la tombée de la nuit. Les chasseurs et le baron épuisés, suivant les yeux rouges du loup, font enfin face au monstre. Enfin vous l’aurez bien compris, le diable a pris cette apparence. Celui-ci se met à hurler…et le sol se met à trembler…. la terre se fissure à la vitesse de l’éclair et dans tous les sens… personnes ne résistera bien longtemps… et tous, finiront par tomber dans le trou des enfers.

Dans cette aventure, malheureusement, même les chiens et les chevaux ne seront pas épargnés par le tour et la puissance du malin. La terre finit par se refermer après leurs passages.

Aujourd’hui, tout aussi sinistre que cette légende, le lieu sert de décharge sauvage. Alors autant bien regarder ou vous marchez, et tâchez d’évitez les éventuelles crevasses ! On ne sait jamais …

 

Quelques photos : 

 

Pour s’y rendre : Depuis Bourberain, prendre la direction de Lux en passant par la forêt de Velours sur la D28g, au croisement du pâté de maisons « les Maisons Neuves », prendre la petite route à droite et avant de sortir de la forêt, se garer et prendre le sentier sur la droite. Aucune indication n’est présente.

A proximité : 

  • Grotte de Bèze
  • Abbaye de Bèze
  • Ferme du Fossé à Echevannes
  • Villa des Thuillières à Selongey

 

Sur la carte : 

 

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