La grotte de Balme d’Epy – La Balme-d’Épy (39)

Voici un lieu de pèlerinage situé dans un petit village du Jura entre Coligny et Saint-Julien. A notre arrivée, nous distinguons une chapelle au bout du chemin. Une infrastructure non extraordinaire comme l’on peut observer sur de grands sites tels que Lourdes ou le Mont Sainte-Odile, mais néanmoins importante pour ce village de moins de cent habitants.  Tout a été fait pour accueillir les pèlerins et les visiteurs. On trouve facilement un banc pour se poser, méditer, observer la nature ou encore des tables de pique-nique pour se restaurer.

La chapelle se situe juste en face de la grotte, la messe s’effectue en plein air, elle permet de célébrer l’assomption le 15 août (400 pèlerins en 2016). Devant la chapelle, on observe un ruisseau qui provient de l’intérieur de la grotte. Il se jette dans la rivière du « Suran »

 

 

 

 

 

Le site de la grotte est fréquenté depuis très longtemps. On dit par exemple qu’en utilisant l’étymologie grecque, le nom de Balme d’Epy pourrait signifier « l’Antre d’Osiris » (Epies signifie en grec Osiris), enfin, c’est Désiré Monnier qui propose cette version.

 

Il pensait aussi que les druides avaient mis énormément de temps pour trouver cet endroit, mais qu’une fois sur place, ils ont établi un important lieu de culte. Cela fait tellement longtemps, que la configuration des environs a bien changé. Les suppositions deviennent tout de même des affirmations quand on découvrit des objets d’archéologies. Des objets datant de la préhistoire, puis des objets de vénération, une sépulture datant de 400 ans après J.C, des poteries confirmant l’omniprésence des celtes au pied de la grotte.

Après tout, rien d’étonnant ! Un grand porche pour s’abriter ! Un ruisseau pour boire et se laver. Il est tout à fait concevable qu’à cette époque, l’endroit ne devait pas laisser indifférent.

 

Au Moyen Âge, la grotte portait le nom de « Sainte Fontaine ». Les pèlerins venaient de très loin et ceci jusqu’à encore aujourd’hui. A l’entrée de la grotte, en haut, à droite, on perçoit la vierge installée dans une niche. Et devant, posée sur un socle, a été installée, une jeune fille en prière, face à la Vierge. On reconnaît là, la jeune Bernadette Soubirou.

Parlons maintenant de la grotte, ou, tout du moins, des grottes puisqu’elles sont au nombre de deux. La principale, face à la chapelle, montre un porche de 4 mètres de hauteur sous une falaise de 16 mètres de haut. On peut aisément y pénétrer sur une dizaine de mètres. Dans la partie centrale, une croix a été érigé, dans laquelle a été placé une vierge. Les spéléologues peuvent parcourir le réseau souterrain sur 170 mètres.


 

 

 

 

La seconde grotte, dont le porche est plus petit, se situe sur la gauche. Il faut emprunter un escalier pour l’atteindre. Elle se nomme « La Grange Tenace ». C’est dans cette grotte qu’un prêtre réfractaire officiait la messe durant la Révolution Française. Il aurait, dit-on, effectué la première communion à 90 enfants venus spécialement des environs.

A savoir, que c’est en ce lieu paisible qu’Adrien de Lezay-Marnésia a trouvé l’inspiration pour écrire quelques vers durant son existence.

 

Quelques photos :

 

Pour s’y rendre : Depuis Saint-Julien, prendre la direction de Florentia, puis celle de La-Balme-d’Epy en empruntant la D179. Une fois à La-Balme-d’Epy, prendre Grande Rue puis tourner à droite sur Rue de le grotte. Un parking a été aménagé au bout de cette impasse.

A proximité :

  • Fontaine de Perrozan (grotte) à Liconnas
  • Le calvaire de Dingier
  • Le site de la roche à Salavre (grotte, vierge)

 

Sur la carte :

 

 

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