Le mur païen – Ottrott (67)

 

Le mur païen se situe au nord et au sud du Mont Sainte-Odile sur le territoire de la commune d’Ottrott dans le Bas-Rhin en Alsace. Nous sommes ici à 42 kilomètres de Strasbourg et à 14 kilomètres environ d’Obernai.

Ce mur païen est un véritable mystère archéologique. Nous ne savons pas exactement quand il a été construit, par qui, et dans quel but ? Trois questions qui demeurent, et les archéologues qui se sont succédés sur la question n’ont pas pu y répondre à ce jour.

 

Comme indiqué ci-dessus,  le mur était d’une hauteur de 2 à 3 mètres pour une largeur de presque 2 mètres à certains endroits. La longueur du mur que l’on peut suivre par deux sentiers est de 11 kilomètres. Un premier circuit de la partie nord vous mène vers le Hagelschloss, tandis que celui du sud vous conduits jusqu’au Maennelstein (pour ce reportage, nous avons parcouru la partie sud jusqu’au Maennelstein en passant par la grotte des druides).

Durant ces 11 kilomètres d’exploration, on longe le mur construit à l’aide de 300 000 blocs cyclopéens (c’est une estimation). Certaines parties du mur sont détruites, effondrées et donc inexistantes, mais reste, en grande majorité, toujours visible. A l’origine, il était d’une hauteur de 5 mètres.

Un mur cyclopéen est en général très ancien, on l’appelle ainsi car les pierres utilisées sont bien plus grosses que sur les autres sites défensifs. On retrouve par exemple ce procédé de construction en Grèce, dans la cité antique de Mycènes (1700 av. J.-C) ou bien, sur le site de Cucuruzzu en Corse qui daterait de la préhistoire.

 

Sur la photo ci-dessus, nous apercevons des traces de mortaises; ce sont ces trous rectangulaires où l’on glissait des tenons en chêne. Ils servaient à consolider le mur ou à le rendre plus résistant. Ce système a été mis en place au 7ième siècle, c’est-à-dire, à l’époque mérovingienne et donc la même période de la fondation du monastère du Mont Sainte-Odile. Sauf que, la création du mur est bien antérieure, et il s’agirait là d’une restauration.

On sait également que le peuple Celte fréquentait cette montagne qu’ils appelaient “Altitona”, ils y auraient érigé un temple devenant une possible forteresse au temps des Alamans. Les Alamans étaient une tribu germanique de “gens de toutes sortes”, ils ont envahi l’Alsace en l’an 378. Par la suite, les Romains passant par là, ont utilisé des blocs de grès pour en faire une voie romaine.

Le mur est donc à son origine, une enceinte préhistorique, utilisée par les Celtes, et rénovée par les Mérovingiens sans pour autant en être certains. Une enceinte ? Oui mais pour défendre quoi au juste ? Rien n’a été retrouvé pour laisser supposer à une quelconque cité. La construction de ce mur a dû prendre énormément de temps et à demander un besoin important d’hommes. Lieu sacré ? Refuge ? Un mur marquant une frontière ? L’énigme reste entière.

Lors de votre visite, vous verrez plusieurs “portes” ou passages permettant d’entrer dans l’enceinte.

Le mur a été classé au titre des monuments historiques en 1840 et site archéologique d’intérêt national  en 1987

 

Quelques photos :

 

 

Pour s’y rendre : Depuis Ottrott, prendre la direction et monter au Mont Sainte-Odile, se garer sur le premier parking visiteur du Mont ou sur le parking a proximité du site archéologique des tombes mérovingiennes. Emprunter ensuite le balisage jaune en direction de la grotte des druides / Schafstein / Maennelstein.

A proximité : 

Sur la carte :

 

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