Château d’Arlay – Arlay (39)

On vous présente dans cet article, l’intéressante visite du château d’Arlay. Celle-ci se déroule en quatre parties :

  1. Visite guidée du Château datant du 18ième siècle
  2. Visite libre du parc romantique
  3. Visite libre des ruines de l’ancien château fort datant du 13ième siècle
  4. Sortie par le jardin potager

Autant vous dire qu’il faut prévoir de réserver une bonne demi-journée pour pouvoir en profiter au maximum. L’entrée est payante, et peut rebuter certaines personnes, mais au château d’Arlay, on prend grand soin de ces visiteurs, et en vue du temps et de la découverte, le tarif de visite est largement justifié.

Un parking à l’entrée du château attend le visiteur. Dans la cour, il est possible qu’il y ait un peu d’attente suivant le nombre de personnes pour former un groupe de visite. Le guide vient vous chercher et vous révèle les intérieurs du château du 18ième siècle et les annexes (nous n’avons pas pris de photos, ça restera de belles surprises à découvrir…).

 

 

 

 

 

Ci-dessus, la glacière : Construite en 1773, dès l’hiver, les paysans de la plaine de Bresse récupéraient de gros blocs de glace gelée dans les étangs et les transportaient jusqu’à la glacière du château. Profonde et dotée d’un système astucieux, la glace pouvait être conservée tout au long de l’année jusqu’à l’hiver suivant.

Le château “du bas”, a été construit en 1774 par la comtesse Élisabeth de Gand de Lauragais.

La comtesse vivait dans l’ancien château de Nozeroy (celui-ci est actuellement en ruine complète). Elle désirait construire sa nouvelle demeure dotée d’un parc romantique et de deux écuries. Le terrain choisi pour bâtir le château est l’emplacement d’un ancien couvent datant de 1650, celui pour aménager le parc se situe en arrière-plan, sur la butte, autour de l’ancien château fort. 

En début de visite, on découvre une cuisine comme on en trouvait à cette époque. Puis, on parcourt quelques pièces meublées du château. Le mobilier d’origine a été dilapidé durant la Révolution Française. Le prince-duc Pierre d’Arenberg (petit-fils de la comtesse) récupère le château et se charge avec ces héritiers de le remeubler avec l’aide d’un artisan de la région. Aujourd’hui, le château appartient à la famille Laguiche. La visite guidée dure une bonne heure.

Après la visite du château du 18ième, on peut librement déambuler dans le parc, et monter en direction de l’ancien château fort :

Le boulingrin est un jeu de boules ressemblant à la pétanque. Originaire d’Angleterre depuis le 12ième siècle, ses particularités sont le type de terrain, herbeux, et la forme de la boule non sphérique. Dans le parc, on trouve facilement des bancs pour se poser, une cache ressemblant à une grotte, des points de vue magnifique sur le village, et de l’autre côté, sur la vigne.

Le château fort daterait du 13ième siècle, mais en réalité la butte serait habitée depuis bien plus longtemps. On pense qu’il existait déjà à l’époque gallo-romaine une enceinte fortifiée avec un castrum sur la butte et quelques habitations (type oppidum). Les fouilles autour d’Arlay ont fait savoir que le site était d’une grande importance à l’époque gallo-romaine. Elles ont mis à jour de nombreux médaillons, des vases, des pièces de monnaies, des colonnes, des sarcophages. A la place de l’église existait le temple d’Apollon. Cette cité appelée “Arslatum” deviendra une cité Burgonde en l’an 456.

Gérard de Roussillon, comte et duc de la Haute-Bourgogne serait à l’origine de la fondation du château au 9ième siècle. La forteresse fut remanier voir agrandie au fil du temps. Successivement, le comte Etienne II et Jean de Chalon l’Antique se charge de l’améliorer.

Avant sa première destruction en 1479 par les hommes de Louis XI « le Prudent », le château appartenait à la lignée des Princes d’Orange grâce à l’union de Jean III de Chalon-Arlay et de la princesse Marie des Baux. Construit dans un style Anglo-saxon, il y avait alors, un immense donjon carré, une chapelle, une tour ronde comportant plusieurs étages, un arsenal, des souterrains servant de cachots, et dans lesquels ont été retrouvé des engins de tortures en 1773. Encore visible actuellement, on peut contempler et s’étonner de la grandeur des remparts. Il y avait également un bourg accolé au château et dont il ne reste plus rien. Les 4 dernières maisons ont été rasées en 1773.

Au Moyen Age, Arlay se composait donc de deux bourgs, celui du dessous, protégé par des murs, des tours et trois portes d’accès. Et le bourg du dessus, à proximité du château, peuplé par les nobles et sous la protection directe du seigneur.

La visite se termine par le jardin potager (label jardin remarquable), puis, par la boutique. Si vous le souhaitez, vous pouvez faire un tour dans les caves (le vignoble du château d’Arlay est très réputé).

Quelques photos : 

 

Pour s’y rendre : Depuis Besançon, suivre la direction de Lons-le-Saunier et tourner sur la droite à hauteur de l’échangeur de Saint-Germain-lès-Arlay. Depuis l’A39, sortie n°7.1

Adresse : 2 route de Proby – 39140 Arlay

A proximité :

 

Sur la carte :

 

 

 

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