Pierre-Perthuis (89)

 

Avant de parler du village de Pierre-Perthuis, de son château ruiné, de ses célèbres ponts, du parcours qui mène au moulin Gingon et à la roche percée, j’aimerais vous avertir du fait que le parking se situe en bas du village, près des deux ponts (il y a des tables de pique-nique). Cependant, il est tout à fait possible de trouver de quoi se garer vers l’église, ou en dehors de la commune si la marche ne vous effraie pas. Je rajoute qu’en arrivant à Pierre-Perthuis, le grand parking du croisement rue du calvaire est la propriété de l’hôtel.

 

Le château :  une chose qui saute aux yeux en arrivant à Pierre-Perthuis, c’est cette ancienne porte et les quelques vestiges entourant dans un état assez bien dégradé. Il faut dire qu’il ne date pas d’hier puisque sa construction daterait de l’an 938. Derrière l’hôtel, un chemin (champ de la croix) mène à un lieu appelé “La Prêle”, sans doute une transformation de “La Presle”, c’est en ce lieu qu’en l’an 1000 le maître des lieux fit construire une léproserie. Elle aurait été bâtie près d’une fontaine miraculeuse. Les murs de la léproserie sont inexistants, quant à la fontaine, soit elle n’est plus visible, soit c’est cette source située direction Soeuvres.

La construction du château, on la doit à un ancien évêque d’Autun, Rotmond qui vécut au 10ième siècle. Appelé autrefois “Fort de Pierre-Perthuise”, il servit de tribunal, notamment en 1180 lorsque Philippe-Auguste de passage dans la région, demande des comptes à Géraud 1er de Mâcon. Il fut de bien nombreuses fois attaqué, et fût le théâtre de nombreux sièges, on peut en comptabiliser plus d’une quinzaine.

Il est attaqué en 1360 par les troupes du roi d’Angleterre. Cinq ans plus tard, ce sont des mercenaires bretons qui s’en emparent. Puis en 1432, par le Roi de France. On remarque qu’il est attaqué par altération, soit par des Rois, soit par des mercenaires ou des écorcheurs. Ces attaques durent quasiment constamment jusqu’au 17ième siècle.

En 1680, Sébastien Le Prestre de Vauban (autrement dit “Vauban), achète au comte de Vitteaux la seigneurie de Pierre-Perthuis, qui comptait 12 hectares de vignoble, 30 hectares de terre, le domaine, un moulin et ce qu’il resta du château.

Les vestiges du château sont inscrits au titre des Monuments Historiques depuis 1971.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les deux ponts : A première vue, on a pensé que ce petit pont datait au moins de l’époque Gallo-Romaine. Il n’en est rien. La carte Cassini n’indique aucune trace de pont antérieur à 1750 à cet endroit. Le plus petit de ces ponts de pierre que l’on nomme “Pont de Ternos” date de 1770. Il est classé aux Monuments Historiques depuis 1921. La rivière qui passe sous les ponts archées se nomme la Cure. C’est un affluent de l’Yonne. Sa source se situe à Anost dans le Morvan, et au bout de 112 kilomètres, se jette dans l’Yonne à Cravant.

Avant la construction de ces ponts, les habitants traversaient à l’aide de passerelles en bois ou par des passages a gué. Le Pont de Ternos est restauré en 1925. C’est sur ce pont qu’a été tourné une scène emblématique du film  “la Grande Vadrouille” avec Louis de Funès et Bourvil.

 

Le moulin de Gingon : Quand l’on traverse le Pont de Ternos, un sentier part sur la droite et passe devant quelques tables de pique-nique. Ce chemin de randonnée suit la Cure et mène (après avoir marché un bon kilomètre) droit à un ancien moulin en ruine. Au risque de l’explorateur, on peut visiter les lieux librement. Le plus remarquable reste l’encadrement des fenêtres en bois qui donne l’impression que l’endroit fût abandonné il y a peu.

Sauf que voilà… En cherchant un peu sur la toile, il est indiqué que le moulin était habité jusqu’au moins 1947. L’activité du moulin est stoppée dès 1925. Une mention est étudiée par l’écrivain “Philippe Landry” (auteur de : contes et légendes de nos moulins, les moulins de la Nièvre) qui daterait de 1180. D’autres mentions sont retrouvées datant du 16ième, 17ième et 18ième siècles. Ce qui prouve que le moulin est resté en activité durant plus de sept siècles.

 

La Roche Percée : Il y a tant de choses à voir à Pierre-Perthuis que je vous conseille d’y consacrer une bonne demi-journée. Voici la dernière curiosité : La Pierre Percée, ou l’Arche Percée. Elle résulte d’une silicification, entendre par là que la roche se transforme en silice. Il est possible de se rendre au-dessus de l’arche en voiture par une petite route goudronnée. Un site agréable a été aménagé avec une table de pique-nique. Les plus courageux(ses) pourront descendre avec prudence par un sentier sur la droite, pour voir la Roche Percée sous toutes ses coutures ou pour se rapprocher tout simplement de la Cure.

Bonne balade !

 

Quelques photos : 

 

 

Pour s’y rendre : Depuis Vézelay, descendre sur Saint-Père via la D951. Au centre de Saint-Père, tourner à droite (rue de la Mairie), un panneau indique Pierre-Perthuis. Passer devant le cimetière de Saint-Père et continuer sur la D958 jusqu’à Seigland. Au croisement, aller tout droit jusqu’à Pierre-Perthuis.

A proximité :

  • Site archéologique des Fontaines Salées à Saint-Père
  • Eglise ancienne de Saint-Père
  • Basilique de Vézelay (Vézelay – Village pittoresque)
  • Parc préhistorique imaginaire – Cardo Land

 

Sur la carte :

 

 

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