Sentier des “lavières” à Champlitte (70)

Site protégé et touristique, le sentier des lavières se situe à Champlitte en Haute-Saône (Non loin de la Haute-Marne). Le sentier permet d’effectuer une promenade d’une longueur de 2,2 kilomètres (compter 1h15 pour la visite). Le parcours est fléché et parsemé de panneaux pédagogiques. Il est à certains endroits difficiles d’accès pour les personnes à mobilité réduite, nous le déconseillons également aux personnes souhaitant le réaliser avec des poussettes.

Champlitte est occupé depuis très longtemps, on estime la première occupation à 400 000 ans avant notre ère. Plusieurs fouilles ont permises de découvrir des pierres taillées datant du paléolithique moyen. Le nom de “Champlitte” proviendrait hypothétiquement de “campus litensis” traduit par le “camp des Lites” au 3e siècle, ou de “campus limites”, traduit par “territoire frontalier”.

Au moyen âge, la petite cité se développe à l’intérieur d’une enceinte fortifiée sous la tutelle du château-fort dominant et appartenant aux seigneurs de Fouvent. Plus tard, la cité prospère sous l’aile protectrice des sires de Vergy (une des plus anciennes familles de noblesse française du royaume mérovingien de Bourgogne).

La principale source de revenus au 17ième et 18ième siècle est l’activité viticole. Seuls les paysans les plus respectueux avaient le droit d’acheter les terres. Ceux-ci découvrent alors un sol calcaire permettant l’exploitation de “laves”, ce sont des pierres plates calcaires pouvant servir pour la construction de murs, ou pour les toitures des habitations.

De ce fait, le site est devenu une carrière. Les pierres cassées ou fragilisées étaient mises de côté, et formaient alors un “murger”.  Ces murgers délimitaient un passage servant aux vignerons (voir photo ci-dessous).

Le clos quant à lui est une délimitation de terrain en pierre sèche, cette façon de faire permet d’obtenir des températures plus agréables à l’intérieur des terres. La vigne est ainsi protégée du gel, du vent et garde de façon optimum la chaleur de l’été.

A l’intérieur des clos, il est possible de trouver des cabornes. Une caborne est une cabane en pierre sèche. Elles étaient utilisées par les bergers, les cultivateurs ou les vignerons. En bourgogne on appelle parfois ce type de construction une “cadole”.

On retrouve également des écoyeux, ce sont des petits abris construits sur le prolongement du mur en pierre sèche. Il permettait de se mettre à l’abri en cas de pluie, ou d’entreposer les outils.

Quand l’exploitation de la carrière s’arrête, les agriculteurs rebouchent les anciennes carrières et plantent des vignes dans les clos. La vigne de Champlitte a été à son apogée au 18ième siècle, et en déclin à partir du 19ième jusqu’au 20ième siècle à cause de certaines maladies comme le mildiou.

Un des 8 panneaux placé au long du sentier raconte qu’en 1833, Nicolas Lavoignet était vigneron à Champlitte, il rêvait de partir au Mexique et son vœux fût exaucé.  

Quelques photos :

Pour s’y rendre : 

Depuis Champlitte, s’engager dans l’allée du Sainfoin (devant le château de Champlitte), au rond-point prendre la troisième sortie “rue des Annonciades”, tourner à droite “rue Victor Briard”, faire quelques centaines de mètres sur la route d’Orain, puis tourner à droite “rue des Lavières”, continuer tout droit jusqu’au parking.

A proximité : 

  • Château de Champlitte
  • Ancienne commanderie de St-Antoine d’Aumônières (privé)
  • Ancien château de la Romagne (privé)
  • Pont sur le salon à Montot (datant du 17ième siècle)

Sur la carte :

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