Grotte d’Osselle – Roset-Fluans (25)

L’entrée de la grotte se situe à Roset-Fluans dans le département du Doubs en Franche-Comté, cependant, lors de la visite souterraine, vous basculerez dans le département du Jura. La grotte est un site classé depuis le 2 mai 1912, malgré son nom, elle est à huit kilomètres d’Osselle, et à vingt cinq kilomètres de Besançon.

La visite est guidée et s’effectue sur 1300 mètres sur un parcours cimenté, mais la longueur des galeries découvertes dépasse les 8000 mètres.

Le visiteur descend jusqu’à 110 mètres sous terre; parcours une quinzaine de salles, et traverse à l’aide d’un pont en pierre une rivière souterraine se jetant dans le Doubs.

Historiquement, on sait que la grotte a été exploré dès le 13ième siècle, elle était appelée “la grotte de Quingey”, sa particularité avec la grotte d’Antiparos en Grèce, est d’être l’une des plus anciennes cavernes touristique connue dans le monde puisqu’elle se visite depuis 1504.

Un demi siècle d’histoire et de bien nombreuses publications, puisque l’on a retrouvé entre 2000 et 3000 squelettes d’ours des cavernes. On retrouve la première description de la grotte dans  les “mémoires historiques de la République Séquanaise” de Maître Lois Gollut,  Avocat au Parlement de Dole jusqu’à sa mort en 1595. D’après lui et selon la “légende” qu’il créé au passage, la grotte aurait été creusé par les Romains, une vraie mine d’or pour eux, mais quand ils n’en trouvèrent plus, ils abandonnent aussitôt le lieu, laissant ainsi une longue grotte parsemée de galeries vides. Bien-sur, tout ceci est grotesque.

Par la suite, la grotte est visitée au 17ième siècle par l’abbé Jean-Baptiste Boisot, il publie deux notes assez courte dans le Journal des Savants en 1686, au sujet des grottes de la glacière de Chaux les Passavant et de la grotte d’Osselle. En 1753, au destin plus tragique, on retrouve le corps de l’abbé Goujet, partit explorer les galeries avec ses compagnons, on le retrouve mort, enlisé dans l’argile liquide. Peu de temps avant la mort de l’abbé, en 1751, l’intendant de province Moreau de Beaumont fit construire un pont en pierre à l’intérieur de la grotte sur avis de M. Faton subdélégué à Salins et Quingey, ce pont ne menait nul part. Pourquoi avoir construit ce pont ? Le mystère reste entier. Aujourd’hui le pont est utilisé pour la visite grâce à de nouvelles galeries mise à jour.

En 1758 et 1763, les marquis Lacoré et Toulongeon font élargir les passages étroits, après ceci, la grotte servit pour organiser des banquets, des concerts et toutes sortes de fêtes. La grotte devient une sorte de refuge lors de la Révolution Française, de nombreux prêtres réfractaires s’y cachaient, et lisaient la messe à l’aide d’un autel d’argile encore visible aujourd’hui, c’est l’abbé Griès, prêtre du village voisin, qui s’en occupait régulièrement. En cette période, la grotte subit de fortes dégradations, le marquis de Toulongeon  fait enlever quantité de pilastres et de colonne pour en faire une grotte artificielle dans les jardins de son château d’Antorpe.

Après avoir subit toutes sortes de dégradations depuis ce temps, le préfet du Doubs M. le Comte de Milon, donne l’autorisation à Monsieur le Maire de Roset-Fluans de faire fermer la grotte afin de la protéger de toutes intrusions, destructions et de tout pillages à partir du 1er Janvier 1826. L’accès est donc fermé, contrôlé, il est alors possible d’effectuer des visites pour les plus curieux moyennant une contribution monétaire.

C’est seulement en  Automne 1826 que l’on effectue des fouilles paléontologiques, le géologue anglais William Buckland s’en charge et découvre à seulement 900 mètres de l’entrée, le squelette complet d’un grand ours des cavernes (Ursus spelaeus). Cet ours est un véritable monstre, pesant plus d’une tonne et atteignant une hauteur de 2 mètres 50.

Un français continue les fouilles, c’est le conservateur du musée d’histoire naturelle de Besançon, Frédéric Gevril qui s’y emploi, il se charge d’envoyer des ossements à Cuvier, l’inventeur de la paléontologie.

Alors que des ossements et autres fossiles sont envoyé à l’Académie des Sciences de Paris dirigé par Georges Cuvier et son équipe pour analyse, le squelette entier de l’ours des cavernes, quand à lui, est exposé au British Museum. C’est à partir de cette période, que la grotte se fait connaître dans le monde entier. On en parle dans le catalogue scientifique “La Société Royale de Londres, ou le Journal américain Silliman de Juillet 1828.

Depuis 1913; les Grottes d’Osselle sont aujourd’hui parfaitement aménagée et éclairées à la lumière électrique; le propriétaire, M. Démoulin, a formé le projet de rendre accessible la galerie de la rivière souterraine.

Quelques photos de l’intérieur de la grotte :  

Pour s’y rendre : 

Depuis Besançon, prendre la direction de Dole, au lieu dit “la cocotte” tourner en direction de Grandfontaine sur la D12, continuer jusqu’à Routelle, arriver à Routelle, prendre D13 direction Osselle, traverser Osselle, passer le petit pont, longer les sablières sur la D13, puis tourner à droite en direction de Villars-Saint-Georges, au prochain croisement, tourner de nouveau à droite, faire environ 300 mètres pour atteindre le parking et l’entrée de la grotte.

A proximité :

  • Château de Jouffroy-d’Abbans (propriété privé)
  • Ruines du Château de Montferrand-le-Château
  • La citadelle de Besançon
  • Ruine du Château de Charencey à Chenecey-Buillon

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2 Comments

  1. Cynthia77
    2 octobre 2016
    Reply

    Vue en 2013 cest beau à voir

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