La fontaine miraculeuse Saint-Martin – Sanghen (62)

Sanghen est une commune française située dans le Pas-de-Calais, en région Hauts-de-France. L’endroit que nous recherchons se situe au bord d’une petite route entre Sanghen et Licques. On se gare sur le parking d’un café-épicerie à l’ancienne “Chez Ghuilaine” placé juste à côté de l’église. Après un petit saut dans ce café bien sympathique, nous entrons dans le périmètre de l’église Saint-Martin à la recherche de la source miraculeuse.

C’est sous une révérence de tilleuls que se cache une grotte artificielle datant du 19ième siècle. Après la descente de quelques marches faisant face à la statue équestre de Saint-Martin. On peut voir l’eau de cette source abritée et ornée de divers vêtements de bébé (chaussettes, chaussons, mouchoirs, rubans, chaussures etc…).

Il est dit que l”eau miraculeuse de cette source soigne les enfants en bas âge. On amenait les jeunes enfants qui éprouvaient des difficultés à marcher et on leur trempait les pieds dans l’eau fraiche de la source. Nombreux sont ceux qui ont guéri, et on ne peut que le confirmer à la vue de tout les signes de remerciements.

Saint Martin était un soldat romain né à Szombathely, en Hongrie, vers 316, mort en 397. Il est connu pour avoir partagé son manteau avec un pauvre lors d’une journée particulièrement froide et pour cette raison, il est souvent représenté avec un manteau partagé en deux.

Il a grandi dans une famille chrétienne très active. Il a servi dans l’armée romaine et a été nommé tribun en 333. Il a rencontré le Christ et s’est converti au christianisme en 341. Il a quitté l’armée en 354 et est devenu prêtre. Il a ensuite fondé un monastère à Ligugé, en France, et a commencé sa mission de prêtrise et de conversion. Martin est devenu évêque de Tours en 371 et a commencé à promouvoir l’Église et à convertir les païens. Il a propagé le christianisme et a fait des œuvres de charité, et ses efforts lui ont valu une grande réputation. Il a également fait des miracles, et était considéré comme un protecteur des pauvres et des opprimés.

Il est considéré comme le saint patron des mendiants et des voyageurs, et est également fêté pour son caractère charitable et généreux. Son culte a été introduit en Gaule au 5e siècle et s’est rapidement répandu en Europe. Martin est le patron de nombreuses villes et régions, notamment de Tours, en France, et de plusieurs professions, notamment des soldats, des vignerons,  des hôteliers, des cavaliers et des tailleurs.

Sa fête est célébrée le 11 novembre, et sa vie et son enseignement sont célébrés dans de nombreuses églises chrétiennes.

A propos de l’église Saint-Martin : Elle date du 15ème siècle. Le clocher abrite l’une des plus anciennes cloches de la contrée fondue en 1497. Trois retables des 17ième et 18ème siècle ornent l’intérieur de l’Edifice. Une peinture placée dans le retable représente St Martin et le pauvre. On le voir couper son manteau pour le donner à un mendiant.

A l’intérieur de l’église on peut voir ce que l’on appel des Reines :

“Leur rôle consistait à nettoyer et à fleurir l’église. Le dimanche elles faisaient la quête et se plaçaient de chaque côté du prêtre pendant l’offrande. Une reine était élue pour trois ans, il fallait avoir fait sa communion être âgé de 16 à 19 ans, elles suivaient le prêtre partout lors des cérémonies. Chaque reine possédait une bannière ou chandelle avec le ruban blanc ; le blanc représentant la pureté de la Vierge et les deux autres portaient le ruban bleu représentant Sainte-Anne la mère de la Vierge.
Lors des cérémonies, elles portaient un ruban de la même couleur se disposait de gauche à droite pour la plus ancienne et de droite à gauche pour la première et deuxième année. Elles devaient être habillée de blanc, pour les baptêmes, communions, mariages, processions et de noir pour les enterrements. Les chandelles ou bannières de Sanghen et d’Alembon sont en cuivre avec un bougeoir au centre de la couronne, elles sont parmi les plus belles de la région. A la différence des enfants de cour qui quettent dans le village à Pâques, elles font la quête le 1er, 2ème et 3ème dimanche de Carême. Sur Sanghen, la tradition voulait que le 1er dimanche se fasse un repas chez la petite reine, le 2ème chez la seconde, et le 3ème dimanche un grand repas chez la reine qui déposait. Lorsqu’une reine était élue, cela donnait lieu à une petite cérémonie. La quête de Carême était entièrement redonnée au curé du village.
La semaine de Pentecôte l’église était reblanchie intégralement et nettoyée entièrement, le dimanche de Pentecôte était le jour de dépose de la vieille reine. Dans certains villages il y avait aussi un roi  élu seulement pour un an il avait aussi une chandelle. Son rôle était de s’occuper de la sonnerie des cloches et du quêtage pour les chaises, il avait en fait un rôle de bedeau.
A Sanghen il y a eu des reines jusqu’en 1989 (Delphine Lacheré). Lors des cérémonies du Saint Sacrement, les reines des trois villages Alembon, Herbinghen, Sanghen, se réunissaient dans le même village pour le parcourir de chapelle en chapelle avec en tête le prêtre et les reines, les enfants de chœurs et les villageois derrière ainsi de suite pendant trois dimanches dans les dits villages”.*

Source : Reproduction de l’affiche explicative à l’intérieur de l’église

Bonne découverte !

Quelques photos :

Pour s’y rendre :

Depuis Licques, prendre la direction de Sanghen par la rue du Bourg, le parvis de l’abbaye, puis rue Armand Leroy. Au croisement (au niveau du calvaire), aller tout droit sur route de Sanghen. Continuer sur 400 mètres, puis se garer sur la droite après avoir passé l’église. La fontaine se trouve sur la droite de la porte d’entrée de l’église.

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