La pierre qui Vire – Poligny (39)

La Pierre qui Vire se trouve sur le mont Saint-Savin, près de Poligny dans le Jura. Pour y accéder, il faut emprunter le sentier de l’ancienne voie romaine qui mène à la Croix du Dan. La Pierre qui Vire se trouve à mi-parcours. Prévoir de bonnes chaussures, et aussi beaucoup de souffle !

Des origines mystérieuses

Certains érudits attribuent à la pierre une fonction druidique, la voyant comme un siège pour des rites celtiques. Les druides auraient pu utiliser la Pierre qui Vire pour :

  • Célébrer des cérémonies religieuses: Offrandes, sacrifices, prières, divination.
  • Rendre la justice: Le site aurait pu servir de tribunal en plein air.
  • Enseigner et transmettre des connaissances: Les druides étaient les gardiens du savoir celtique.
  • Observer les astres: La position de la roche offre une vue dégagée sur le ciel nocturne.

La pyramide qui la surmonte aurait même été coiffée d’un second cône instable, renversé durant la Révolution pour mettre fin aux anciennes croyances.

Un rituel oublié

Autrefois, le 11 juillet, jour de la Saint Savin, un rituel particulier avait lieu. Les croyants montaient à la Pierre qui vire pour l’embrasser avant de redescendre à l’église pour la messe.

La légende

En Franche-Comté, nombreuses sont les pierres qui virent, chacune abritant son propre récit transmis par la tradition. Parmi elles, la Pierre qui vire du Mont Saint-Savin, près de Poligny, se distingue par son histoire fascinante.

Le géant puni

La légende raconte qu’un géant, beau mais malveillant, guettait une jeune bergère dans les bois. Un soir, il la surprit et la poursuivit dans la côte. Terrorisée, la bergère implora le secours divin et fut exaucée. Le géant, figé sur un rocher, se transforma en pierre. Condamné à l’immobilité, il ne peut se mouvoir qu’une fois par cent ans, à l’anniversaire de son méfait.

Un passage à ornières sur le côté de la Pierre qui vire

Le Jura, avec ses paysages accidentés et ses vallées encaissées, a longtemps été considéré comme une région difficile à traverser. Pourtant, dès l’Antiquité, un réseau dense de voies antiques sillonnait le massif, reliant entre elles les principales cités et permettant le transport de marchandises et de personnes.

Trois types de voies antiques se distinguent dans le Jura :

  • Les voies romaines: construites à partir du Ier siècle avant J.-C., elles constituaient l’axe principal de communication du massif. Elles se caractérisent par leur tracé rectiligne et leur largeur importante (souvent plus de 6 mètres). Parmi les exemples les plus connus, citons la voie reliant Lyon à Besançon et la voie reliant Genève à Strasbourg.
  • Les voies gauloises: antérieures à la conquête romaine, elles étaient souvent moins larges et plus sinueuses que les voies romaines. Elles suivaient souvent les crêtes des montagnes ou les vallées fluviales. Un exemple notable est la voie reliant Besançon à Mandeure.
  • Les chemins muletiers: apparus au Moyen Âge, ces chemins étroits et escarpés étaient utilisés pour le transport de marchandises à dos de mulet. Ils permettaient de relier les villages de montagne entre eux et aux principales voies de communication.

Les passages antiques à ornières, comme celui du Mont Savin à Poligny, offrent un aperçu fascinant des modes de transport et de la vie quotidienne de nos ancêtres. Ces chemins creusés profondément dans le sol par le passage répété de chars et de chariots nous transportent dans un passé lointain, où les voyages étaient longs et ardus.

Leur construction et leur utilisation:

  • Creusés dans la roche, le sable ou le gravier, ces passages pouvaient avoir une largeur variable, généralement entre 1 et 3 mètres.
  • Le tracé suivait souvent les courbes naturelles du terrain, empruntant les points les plus praticables.
  • Ils étaient utilisés pour le transport de marchandises, de personnes et de troupes.
  • Certains passages, comme celui du Mont Savin, étaient probablement utilisés pour le transport de l’or blanc (le sel).

La date des premières utilisations de ce passage reste incertaine. Certains affirment qu’il est emprunté depuis la période celtique, établissant un lien avec le monument druidique avoisinant. Cependant, des historiens penchent plutôt pour une fréquentation du site dès le Moyen Âge.

Bonne randonnée !

Deux possibilités : Soit depuis le parking de la piscine de Poligny. Emprunter le sentier qui mène à la Croix du Dan, mais au niveau du panneau de randonnée de la “Pierre qui vire” continuer tout droit, monter la côte de St-Savin. Continuer de monter jusqu’à la Pierre qui vire. Soit en montant en voiture depuis la piscine, sur la D68, au croisement, tourner direction Barretaine/Croix du Dan. Puis, à la séparation de la croix du Dan et la route de Barretaine, prendre la petite route qui mène à la Croix du Dan, puis se garer. Revenir à pied au croisement, tourner sur le sentier de randonnée sur la droite de la route jusqu’à la Pierre qui vire.

Statistiques :

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  • 14 juillet 2024

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Un commentaire

  1. Xavier
    22 mars 2024
    Reply

    Le passage antique et la pierre sont vraiment fascinant. Le sentier est escarpé mais la vue vaut le déplacement. On peut également se rendre à la Croix du Dan par se sentier, ce qui complète bien la balade.

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