Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs et lapiaz – Couvrières (25)

Fondation et histoire religieuse

En 1670, l’abbé Gennisset fit construire un oratoire dédié à Notre-Dame des Sept Douleurs, accompagné des figures de saint Joseph et saint Roch, protecteur contre les épidémies. Cet oratoire est l’ancêtre direct de la chapelle actuelle.
Jusqu’en 1741, la paroisse de Courvières resta dépendante de celle de Boujailles ; ce n’est qu’après cette date qu’elle acquit une autonomie spirituelle complète. La chapelle s’imposa alors comme un lieu de dévotion et de mémoire, rappelant la tragédie du XVIIᵉ siècle.

Architecture et décor intérieur

La chapelle se compose d’une nef unique voûtée en berceau, précédée d’un porche maçonné surmonté d’un petit clocheton en bois. L’appareil, en moellons calcaires locaux, est enduit partiellement pour protéger la maçonnerie des infiltrations. La couverture, en tuiles plates, témoigne des techniques régionales.
À l’intérieur, le retable en bois peint attire l’attention : de composition simple, il est encadré par deux colonnes soutenant un fronton cintré. L’autel, en forme de tombeau, porte un bas-relief figurant la Vierge des Sept Douleurs. À ses côtés se dressent les statues de saint Joseph et saint Roch, formant un ensemble iconographique cohérent : la maternité souffrante de Marie, l’intercession du père terrestre et la protection du saint guérisseur.

L’atmosphère du lieu demeure sobre : murs blanchis, lumière tamisée, silence rural. Tout concourt à rappeler la vocation expiatoire de cette chapelle – érigée non pour la gloire, mais pour la mémoire.

Signification et rôle commémoratif

L’édifice a longtemps été au cœur de la vie communale. Chaque année, une bénédiction y était célébrée pour honorer les morts de la peste et implorer la protection divine contre les épidémies. Par son vocable marial, elle incarne la compassion et la douleur universelles ; par sa situation, elle matérialise le souvenir des disparus.

Son porche remanié au XIXᵉ siècle et sa restauration de 1983 témoignent de la volonté locale de préserver un patrimoine modeste, mais profondément enraciné dans la mémoire collective. Aujourd’hui encore, la chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs est perçue comme un lieu de recueillement plus que de culte, un témoin silencieux d’un passé tragique et d’une résilience communautaire exemplaire.

Le lapiaz

Bonne découverte !

Si vous arrivez depuis Boujailles, à l’entrée de Courvières, avant le cimetière, sur la droite, un parking a été aménagé pour la visite. Si vous arrivez depuis Pontarlier, traversez Courvières tout en restant sur la D9, puis à la sortie du village, après le cimetière, tourner à gauche.

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