

Depuis les hauteurs boisées de la petite commune de Marey, la Roche Pissotte se dresse comme un témoin muet de l’histoire géologique et humaine de la Vôge. Cet affleurement, isolé au milieu d’une forêt de feuillus et de sous-bois, offre un relief marqué, un point de vue discret, mais surtout un lien entre la nature, le passé et l’imaginaire local.
La nature de ce rocher semble le fruit d’un long travail d’érosion : au fil des siècles, l’eau s’est insinuée dans les fissures, a façonné la roche, l’a polie ou fracturée donnant naissance à des formes singulières. C’est probablement cette histoire d’infiltrations lentes et de ruissellements souterrains qui a valu à l’endroit son nom, comme l’indique une source touristique locale.




Aujourd’hui, la Roche Pissotte s’insère dans le tracé d’un sentier de randonnée apprécié, le Sentier des Fées. Depuis le centre du village de Marey (proche de la maison dite de Jean Carmignac), le marcheur emprunte des chemins ruraux, traverse un ruisseau, puis pénètre une forêt tranquille. Après une montée progressive, apparaît la « roche culbutée », puis, plus loin, la Roche Pissotte marquant le cœur du circuit. À quelques centaines de mètres, le sentier mène également à un précipice, à une allée mystérieuse baptisée « allée des Fées », puis rejoint l’ermitage Saint-Laurent en ruines, lieu d’une ancienne vie religieuse. Ce parcours, d’une longueur comprise entre 16 et 17 km, présente un dénivelé modéré à accentué selon variantes, invitant à la fois à l’effort et à la contemplation.
Sur le plan patrimonial, la Roche Pissotte est répertoriée dans la liste des « lieux et monuments » de la commune de Marey. Une mention y associe d’après un ancien Bulletin d’anthropologie ; un haut dolmen néolithique dressé au pied du rocher. Si cette hypothèse évoque un passé lointain, elle reste aujourd’hui non confirmée par des registres archéologiques ou des inventaires publics connus. Aucune inscription officielle, aucune fiche « monument mégalithique », n’a pu être localisée pour attester de cette présence ancienne. En conséquence, cette dimension reste à considérer comme incertaine peut-être un vestige d’un savoir populaire, ou un souvenir d’une occupation ancienne aujourd’hui effacée.



À ce jour, la Roche Pissotte n’est pas inscrite comme monument historique ni comme site archéologique protégé, et l’existence du dolmen signalé reste non prouvée. Toutefois, en tant que curiosité naturelle et point d’intérêt local, elle mérite l’attention des passionnés d’histoire, de randonnée et de patrimoine.
Bonne randonnée !
Quelques photos :











































Pour s’y rendre :
Depuis le centre de Marey, prendre Grande Rue, puis le Pryolet. Se garer à la patte d’oie (au niveau des bacs à déchets) puis continuer sur le chemin qui part sur la droite sur 1km en passant par la roche culbutée. Continuer toujours tout droit jusqu’au croisement forestier, prendre à gauche et monter sur 400 mètres, puis, tourner à gauche et descendre (avec prudence) jusqu’à la roche Pissotte.
A proximité :
- L’allée des Fées à Marey
- Roche gravée du Mulot à Bleurville
- La cave en Faroche à Bleurville
- Ermitage Saint-Laurent à Marey
Sur la carte :



