Légende – Basilique Notre-Dame-du-Roncier de Josselin (56)

La Basilique Notre-Dame-du-Roncier se situe dans le vieux centre historique de la commune de Josselin dans le Morbihan. Il y a tant de choses à voir, dans et autour de cette petite ville. En exemple et à deux pas de la basilique, le château de Josselin, le musée des Poupées et Jouets anciens ou encore la fontaine miraculeuse.

La légende nous projettes en l’an 808. Un paysan trouve une statue dans les ronces. Il s’avère que cette statue représente la Vierge Marie. Comme souvent dans les légendes chrétiennes, l’homme souhaite ramener la statue chez lui, mais celle-ci disparaît pour réapparaitre à chaque fois au lieu de sa trouvaille, dans les ronces. Changeant de stratégie, il décide de bâtir une chapelle à l’emplacement de la découverte. Pour exécuter à bien sa mission il utilise un outil appelé faucillon. Ainsi, il peut entreprendre de couper les ronces afin de pouvoir commencer la fondation de la chapelle.

Premier miracle d’une longue série : Le faucillon du paysan ne vieillit pas avec le temps. Le second, ce sont les ronces qui poussent à l’intérieur de la chapelle, et qui sont impossible à couper. Troisième miracle, la fille du paysan qui était aveugle, est guérie. D’autres miracles s’enchaînent et c’est ainsi que vers l’an 1000, le vicomte du Porhoët, Guéthenoc, construit la première église en pierre de style roman. L’afflux des pèlerins est tellement important que la ville se construit peu à peu autour de l’église. Les guérisons se multiplient, des monastères doivent être bâtis. Henri II Plantagenêt fait détruire la ville en 1168, ainsi, au 13ième siècle et au fil des siècles suivant, l’édifice est agrandi, embelli et parfois transformé.

Un autre miracle a été consigné en 1728. Il s’agit de trois enfants souffrant d’épilepsie. La guérison est décrite comme “subite”. Aussi, des aveugles et des paralytiques sont à leurs tours rétablis. Depuis, des dizaines de milliers de personnes viennent en pèlerinage. De 1728 à 1953, les pèlerinages étaient ponctués par les cris des aboyeuses de Josselin. Il s’agissait d’un groupe de femmes qui entraient en transe et qui poussaient des hurlements semblables à ceux des animaux. Elles inspiraient à un mouvement d’hystérie collective.

Une légende évoquent la vierge transformée et habillée en mendiante. Elle aurait été aperçue par les lavandières à la fontaine de Josselin. Elles n’ont pas hésitées à lâcher leurs chiens sur la Sainte-Vierge. On dit qu’une malédiction condamna ses femmes et leurs descendances à aboyer toutes leurs vies.

A l’intérieur de la Basilique, on peut apercevoir le gisant d’Olivier V de Clisson, né en 1336, mort en 1407 et de sa seconde épouse Marguerite de Rohan. Très attaché à la chapelle, il aura entrepris les premières restauration et désirait être enterré à l’intérieur du lieu de culte.

Sa dernière volonté aura été respecté.

Quelques photos :

Pour s’y rendre :

Depuis le centre de Josselin, prendre Rue des Trentes, puis Place Notre Dame.

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