Sanctuaire gallo-romain des Pièces-Grandes – Margerides (19)

Les vestiges des Pièces-Grandes se situent à deux kilomètres à l’Est de Margerides et au Sud des Quatre Vents, en Corrèze, dans le Limousin. Nous sommes ici à quelques kilomètres de Bort-les-Orgues et du département du Cantal.

Après une courte marche de 450 mètres, nous arrivons dans une clairière. Face à nous, on devine un premier temple (fanum) au plan carré, puis un second, plus petit que le premier, et un troisième, plus petit que le second.

Tout débuterait au IIème siècles Av J.-C. Avec un sanctuaire primitif établi par le peuple gaulois des Lémovices, émigré de l’Europe Centrale, ils s’installent dans le Limousin. D’ailleurs le nom de la ville de Limoges provient de ce peuple. Mais au premier siècle avant J.-C., les sanctuaires se monumentalisent par une architecture de pierres. Ici, on remarque trois temples en plan carré se succédant de tradition celtique, dit “fanum”. A l’intérieur de la construction carré, on trouvé un second édifice carré, il est central et on l’appel la cella. La cella est l’endroit qui est réservé à la divinité, c’est aussi là que l’on pose la statue qui l’a représente. La construction du sanctuaire s’explique par la proximité de plusieurs sources d’eau.

Le sanctuaire de Pièces-Grandes aurait été fréquenté jusqu’au début du 5ième siècle après J.-C. Dans sa phase final de construction, les trois fanums étaient protégés par une petite enceinte en pierre. Au nord du sanctuaire, on trouvait le plus grand temple, il précédait des petits autels ou des petites chapelles. A l’époque, le fanum était interdit au public, seuls, les prêtres pouvaient s’y rendre. Le public devait vénérer les dieux auprès des autels extérieur.

Il y a eu plusieurs campagnes de fouilles archéologiques (1965-1979). Une première statue en pierre tendre est découverte dans l’une des cella. Il s’agit d’un personnage féminin (déesse mère de l’abondance – divinité champêtre) assis dans un fauteuil à dossier, malheureusement une partie de la main droite est détruite et il manque la tête (photo ci-dessous). Les archéologues mettent également la main sur de nombreuses pièces de monnaies gauloises, des céramiques, des fragments de statuettes de divinités et d’animaux, des fragments de verres, une statue de Mercure de 30cm (tête manquante et portant un pectoral), En 1966, une tête de statue d’une femme fait surface. Il s’agit de l’impératrice Faustine Lejeune, femme de l’empereur Marc-Aurèle. Deux autres découvertes dans un meilleur état ont été mis à jour, il s’agit d’une statuette en bronze du dieu gaulois “Cernunnos” (photo ci-dessus à droite), et d’une statue en tuf volcanique représentant une divinité (photo ci-dessus à gauche). Ces deux trouvailles sont visibles au musée d’archéologie Marius Vazeilles à Meymac.

Pour compléter, il faut savoir que des bâtiments annexes ont été dégagé. Ils étaient en dehors de l’enceinte du sanctuaire. Les archéologues pensent qu’ils sont d’une époque antérieur. L’abandon du sanctuaire des Pièces-Grande demeure un grand mystère, on pense éventuellement à une crise des mentalités et du modèle économique ou possiblement au christianisme.

Les vestiges du sanctuaire sont classés au titre des Monuments Historiques depuis 1984

Quelques photos :

Pour s’y rendre ;

Depuis Ussel, prendre la D982 en direction de Mestes, puis la D979 jusqu’à Margerides. Continuer tout droit jusqu’à Nuzéjoux. Tourner à gauche au croisement, direction Beauregard. Puis, au prochain croisement, tourner à gauche et continuer sur 150 mètres. Tourner à droite, et marcher 250 mètres jusqu’au sanctuaire.

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  • 14 juin 2024

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Un commentaire

  1. Alaric
    26 avril 2024
    Reply

    J’ai visité le sanctuaire gallo-romain des Pièces Grandes en Corrèze l’année dernière, un véritable voyage dans le temps ! Ces ruines majestueuses témoignent d’une époque révolue, mais toujours aussi fascinante

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