Cirque de Consolation – Consolation-Maisonnettes – Doubs

Ce petit coin de paradis se situe à Consolation-Maisonnettes dans le Doubs, non loin de Morteau et de la frontière Suisse. Appelé également “Val de Consolation”, c’est une reculée du massif né d’un effondrement géologique à l’ère quaternaire.

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C’est le paradis du promeneur, du randonneur, de l’aventurier de l’extreme, mais aussi du traqueur de légendes avec ces sources, ces grottes, ces cascades, son histoire.

Si la première impression se veut à caractère religieux, Ferdinand François de Rye marquis de Varambon édifie un monastère et une chapelle au XVIIème siècle,  avec en second plan un arboretum qui comprend de nombreuses espèces remarquables, l’arc de triomphe est ce qu’il reste d’une ancienne chapelle construite en 1490 et incendiée par les Suédois. Ce petit parc marque le point de départ d’un sentier de promenade menant à l’intérieur du cirque, et se sépare plus loin pouvant se transformer en sentier de randonnée voir même en via ferrata.

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A propos du monastère, il était désaffecté à la Révolution française et n’abritait que quatre moines, avant d’être transformé en dépôt de fourrage, il fût vendu comme bien national puis finalement laissé à l’abandon. En 1827, il redevient propriété de l’église et fût utilisé comme séminaire en 1833 jusqu’en 1906, fautes de trouver de nouveaux élèves. Il réouvre en 1920 pour former de futurs missionnaires puis ferme définitivement en 1978.

La Chapelle Notre-Dame de Consolation abrite quand a elle, un majestueux mausolée (celui de de Ferdinand-François-Just de Rye) détérioré à la Révolution et restauré à la fin du 19ième siècle, il repose toujours dans la chapelle néo-romane achevée en 1682.

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La présence humaine sur le site de consolation est très ancienne puisqu’elle est attestée dans les grottes près de la source du Lançot à l’âge du bronze, et à l’âge du fer I et II. Aussi, un chateau fort du 14ième siècles dont il reste très peu de vestiges, des écrits précisent que le gardien du château se rendit lâchement aux suédois en 1639 durant la guerre de dix ans, sans aucunes pitiés, ils le clouèrent par les oreilles à la porte de la forteresse avant d’y mettre le feu. Les ruines sont encore visible près de l’Oratoire Sainte Catherine, ses pierres étant utilisées en partie pour fonder le monastère plus bas dans la vallée en 1670. On sait également que des ermites ont vecu à différentes périodes dans cette même vallée.

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La Grotte St Jean était occupée juste avant la Révolution par un ermite nommé Jean. Il préférait s’isolé de sa communauté déclarant qu’elle s’écartait par trop de la règle exigeante de François de Paule. Aujourd’hui la statue de Notre Dame de Lourdes est placé à l’entrée de la Grotte.

 

 

Le cirque de consolation offre un petit panel de légendes;

 

tout d’abord celle du rocher du prêtre (belvedère) :

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“On disait autrefois que l’eau s’écoulant de la source du Dessoubre au cirque de consolation était en réalité la sueur d’un Géant. Un prêtre qui le vît s’endormir; pousse un énorme rocher devant sa grotte afin de l’empêcher d’en sortir.  Le géant essaie toujours de sortir et transpire en permanence ! Une nuit, le prêtre est poussé a son tour depuis le haut d’une falaise par les alliés du géant, depuis le belvédère porte le nom de la roche du Prêtre.”

C’est un lieu également assez funeste, des accidents, des suicides, mais aussi des morts bien plus mystérieuses. Ce fût le cas de Guillaume Ignace Etevenard, vicaire à Mont-de-Laval dont la cause de son décès reste à ce jour toujours inconnu.

 

 

Une légende sur la fondation de Consolation :

Vers la fin du XIVe ou au commencement du XVe siècle, un paysan, dont la tradition n’a pas conservé le nom, s’étant égaré dans les bois de la seigneurie, vers les sources du Dessoubre, découvrit une image de la Vierge, placée dans le tronc d’un énorme tilleul. La nouvelle s’en répandit dans tout le pays, et la madone fut bientôt l’objet d’une dévotion particulière. Sur ces entrefaites, François de la Palud, sire de Varambon, comte de la Roche et châtelain de Chàtelneuf, appelé par le pape Martin V à la défense de la chrétienté contre les musulmans, s’enrôla sous la bannière de James de Lusignan pour combattre les infidèles dans l’île de Chypre. Il fut vaincu à la bataille de Domy, le 6 juillet 1426, et fait prisonnier. Condamné à être décapité et arrivé à la veille de son exécution, il se recommanda à Notre-Dame du Tilleul comme source de consolation, lui promettant de faire bâtir une chapelle à son nom si elle lui accordait sa délivrance. Il se réveilla le lendemain avec ses fers et sa tunique d’esclave sur les terres de sa seigneurie, en vue des tours de son château, en un lieu que la légende place sur les confins des communes de Guyans-Vennes et des Maisonnettes.
Fidèle à son vœu, le sire de la Palud fit élever une chapelle à la place de l’oratoire de la Vierge du Tilleul, qui devint Notre-Dame de Consolation. Il en confia la garde à des ermites qui se succédèrent dans cette mission pendant un siècle environ. Son petit-fils, Claude de la Palud, désireux de développer l’importance de ce pèlerinage, sollicita et obtint la transformation de l’ermitage en chapellenie. Cette institution dura de 1500 à 1660, période pendant laquelle la guerre de Trente ans sévit dans la région et força les habitants à se réfugier avec l’image de la madone dans la caverne de Maurepos. Ferdinand-François-Just de Rye, héritier de la maison de la Palud, voulut que cette chapelle fût remplacée par un couvent de Minimes, mais il mourut trop tôt pour mettre son projet à exécution. Sa veuve, Marie-Antoine de Gusance, remariée au prince Charles-Eugène d’Aremberg, accomplit cette fondation en 1670. Le monastère se composait de quatre ailes disposées de manière à laisser entre elles une cour intérieure.
Dans l’église, placée au centre, se montrait, au-dessus du maître-autel, l’image miraculeuse renfermée dans un cadre garni de lames d’argent. Au premier rang des ex-voto était placée la tunique d’esclave du sire de Varambon, conservée dans une châsse vitrée surmontée des fers du prisonnier. Dans une chapelle latérale, à droite de la nef, se dressait le magnifique mausolée en marbre, style Renaissance, élevé par sa veuve au fondateur du monastère.
La Révolution française trouva les choses en cet état. Lorsque les Minimes, atteints par la loi du 13 février 1791, se virent contraints de quitter leur couvent, la piété des fidèles s’émut du danger que courait la sainte image. Ils adressèrent une requête au directoire d’Ornans pour obtenir l’autorisation de la transférer en l’église de Guyans-Vennes. Leur demande fut accueillie, et le 22 mars 1791, sa translation eut lieu solennellement. Elle y traversa sans atteinte les orages de la Terreur, et se trouve encore aujourd’hui exposée à la vénération des pèlerins, dans un sanctuaire, ancienne chapelle Sainte-Croix, récemment reconstruit et dominant du plateau. Mais il n’en fut pas de même des ex-voto, qui disparurent pendant ces jours troublés.

Source : Gallet de Recologne, “Voyage archéologique et pittoresque dans la chaîne du Lomont et les vallées environnantes” Besançon, 1911.

 

C’est un site mystérieux, ou quelques fois des témoins au fil des siècles y voient une vouivre, des sorcières, des fantômes… Ces magnifiques paysages laisseront une totale liberté à votre imagination.

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A proximité : 

  • Grotte de la bougeotte à Landresse
  • La roche Barchey et la chapelle Sainte Radegonde à Loray
  • Gouffres et grotte de la Baumelle à Ouvans

Accès : Depuis Morteau : suivez la D461 en direction de Besançon jusqu’à Fuans, puis la D39 vers Consolation-Maisonnettes

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Un commentaire

  1. Melaine
    5 décembre 2015
    Reply

    A faire de préférence à un moment où le terrain est sec. Mais de belles randonnées variées

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