Le prieuré de Marast – Marast (70)

La petite commune de Marast, situé à huit kilomètres de Villersexel, compte seulement une cinquantaine d’habitants. Mais en traversant le village sur la départementale 252, on ne peut pas louper les vieux bâtiments imposant constituant le prieuré. Le site est boisé et marécageux, le nom de Marast vient justement du latin Mariscus.

La fondation du prieuré a débuté en 1117. Elle fait suite à une donation de Richard de Montfaucon et de Thiébaud de Rougemont. Ce sont des moines Vosgiens venus de l’Abbaye de Chaumousey qui poseront les premières pierres.

La visite de l’église est libre et gratuite. Un accès pour personnes a mobilité réduite a été prévu. A l’intérieur, on peut voir une maquette représentant l’ensemble reconstitué. L’église prieurale paraît relativement vide lors d’une visite improvisée, mais elle demeure très peuplée lors de manifestations ou lors de concerts (son acoustique est exceptionnelle).

L’église est le seul bâtiment terminé en 1150 qui a résisté au temps. Il est également l’un des rares édifices romans de Haute-Saône. Elle appartient désormais au conseil général et elle est classée aux Monuments Historiques depuis 1977.

Ici, les moines se soumettaient difficilement à la règle de Saint Augustin jusqu’au 14ème siècle. Le principe de cette règle consiste à une charité fraternelle, qui se concrétise principalement au quotidien par la pauvreté personnelle et par la mise en commun des biens, pour parvenir à l’unité communautaire. Les moines ont eu du mal à tenir cette règle, d’autant plus qu’ils avaient des appartements individuels et que chaque moine recevait de l’argent pour leurs besoins du quotidien. Après des visites de contrôles et des plaintes, le prieuré est rattaché au chapitre de l’église collégiale Notre-Dame de Dole en 1611.

La fin du prieuré est datée au décès du dernier moine résidant. Il meurt en 1747. On dit qu’ils n’ont jamais été plus de huit à vivre en ce lieu. Une cinquantaine d’années plus tard, il sera vendu comme bien national (1792). Le prieuré retrouvera une seconde vie en 1809, durant 3 années, il servira à un petit séminaire. Puis les bâtiments seront utilisés comme école catholique jusqu’en 1905.

Lors de la visite, on peut prendre le chemin sur la gauche de l’église, celui-ci nous mène à l’arrière de l’ensemble religieux, on peut remarquer les ruines de l’ancienne chapelle, les logis des moines, ainsi que la fontaine du prieuré. Cette fontaine a servi d’abreuvoir au bétail jusqu’au début des années 1960. Il faut savoir qu’il y avait plusieurs étangs autour du prieuré dû au sol marécageux. Cette fontaine a été aménagée à l’emplacement d’un ancien étang, propriété du prieuré. Il a, bien entendu, servi au bétail mais également aux villageois.

A propos de l’ancienne chapelle, sachez que dans le chœur de l’église, on trouve des tombes venant de la chapelle et qui ont été déplacées. Ces tombes sont très anciennes, on distingue par exemple celle de l’épouse d’Aymon seigneur de Villersexel et de Faucogney,
Isabeau de Mailly, décédée le 28 mai 1253. Sept tombes au total, datant de 1253 à 1412 pour la plus récente (Vous verrez d’étonnantes gravures).

Depuis 1991, une association “Les amis du Prieuré de Marast” s’occupe de préserver les lieux et d’organiser des manifestations culturelles.

Quelques photos :

Pour s’y rendre :

Depuis Villersexel, prendre la D4 en direction de Moimay. A Moimay tourner à droite rue du Lavoir, puis tout droit rue du Moulin. Au croisement (croix) tourner à gauche Route de Marast. Après deux kilomètres, vous arriverez à Marast. Depuis Esprels prendre la D242 en direction de Marast.

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